Installations, images fixes et en mouvement
20-25 octobre 2026

Shiraz Bayjoo
par Copperfield

L’Artiste

Shiraz Bayjoo (né en 1979 à Port-Louis, à Maurice, en Afrique de l’Est ; vit et travaille à Londres, au Royaume-Uni)
Woman by the Window (2021)
Volando Voile, encre à sublimation, bois de sapelli, laiton, 168 x 160 cm

Marine Grave (2023)
Satin, encre à sublimation thermique, batik de coton, bois de sapelli. 150 x 150 cm (barre comprise, 100 cm sans la barre)

Politique des Races - Part two (2019)
Acrylique et résine sur bois, cadre en sapelli, laiton. 75 x 175 x 3 cm

Sickness But Not in Health (2025)
Série de sculptures en laiton. Dimensions variables.

Red Baobab (2023)
Satin, encre à sublimation thermique, batik de coton, bois de sapelli. 150 x 150 cm (barre comprise, 100 cm sans la barre)

Coral Island 7 (2026)
Décalcomanie et glaçure sur grès noir vulcan, 3 pièces. Cadre moyen : 12 x 15,5 cm (2 pièces). Grand cadre : 30 x 15 cm (1 pièce)

Coral Island 7 (II) (2026)
Décalcomanie et glaçure sur grès noir vulcan, 3 pièces. Cadre moyen : 12 x 15,5 cm (1 pièce). Grand cadre : 30 x 15 cm (2 pièces)

Shiraz Bayjoo est un artiste multidisciplinaire qui travaille avec le film, la peinture, la photographie, la performance et l’installation. Sa pratique, fondée sur la recherche, aborde les thématiques de la mémoire culturelle, de la nation postcoloniale et de l’exploration de l’identité. À travers l’utilisation de photographies et d’objets conservés dans des archives publiques et privées, il cherche à remettre en question les récits dominants.
Dans Woman by the Window (2021), Bayjoo représente une reine sakalava de Madagascar. Ces personnages complexes qui ont su naviguer entre des dynamiques de pouvoir nuancées durant la période coloniale. Si elles ont tiré profit de la traite des esclaves, elles ont d’un autre côté résisté aux tentatives d’imposition d’une souveraineté coloniale. Si l’esclavage existait dans la région bien avant l’arrivée des plantations européennes, il a atteint, sous le régime colonial, un niveau d’inhumanité totalement nouveau et plus industrialisé.

Parallèlement à ces œuvres textiles, les panneaux de Politique des Races (2019) prolongent ses recherches d’archives dans le but de redonner leur dignité à d’autres couches de la société malgache. En utilisant le format d’un retable religieux pour recadrer des images tronquées de Malgaches travaillant pour les Français en tant que soldats et mercenaires, Bayjoo sublime leurs images et interroge leur capacité d’action face à l’oppression coloniale.

Les sculptures de la série Sickness But Not in Health (2025) sont réalisées à partir de graines, de branches et de plantes initialement récoltées dans un jardin botanique de l’île Maurice, terre natale de l’artiste, puis moulées en laiton dans une fonderie thaïlandaise habituellement dédiée à la fabrication de statues de grande taille pour les temples bouddhistes. Imprégnées de ce respect, ces sculptures forment un mémorial en plusieurs parties dédié aux nombreuses espèces végétales disparues, dont certaines n’existent plus aujourd’hui que sous forme de dessins, tandis que d’autres sont cultivées artificiellement dans des jardins botaniques à travers le monde. L’œuvre murale en céramique, Coral Island 7 (2026), est un détail d’une esquisse réalisée par des marins néerlandais, puis réinterprétée par des imprimeurs qui en ont fait des lithographies, avant de trouver sa forme définitive sous la glaçure cuite de Bayjoo. Bayjoo réinterprète et recontextualise les images des puissants et des opprimés, modifiant ainsi notre perception pour l’éloigner de leurs intentions initiales.

Parmi ses récentes expositions personnelles, citons : la Whitechapel Gallery (Royaume-Uni, 2023) ; la Biennale de Sharjah (Émirats arabes unis, 2022) ; l’ICF, Pavillon de la Diaspora 2, 59e Biennale de Venise (Italie, 2022) ; la Fondation H à Paris (France, 2021) ; le New Art Exchange à Nottingham (Royaume-Uni, 2019). Bayjoo a reçu la bourse de recherche artistique du Smithsonian (États-Unis, 2022) et a participé à des résidences à : Para Site Hong Kong (à venir) ; la Sharjah Art Foundation (2025) ; Intangible Residency, Chiang Mai (Thaïlande, 2024) ; Civitella Ranieri (Italie, 2023) ; Delfina Foundation (Royaume-Uni, 2021), Cité internationale des arts, Paris (France, 2021), et bien d’autres encore. Ses œuvres font partie de collections internationales, notamment celles du Fitchburg Art Museum, dans le Massachusetts (États-Unis) ; du FRAC de La Réunion (France) ; de la Government Art Collection (Royaume-Uni) ; de la Fondation H, à Paris (France) ; et de la Sharjah Foundation (Émirats arabes unis).

La Galerie

Installé dans un ancien édifice religieux réaménagé sur le plan architectural, juste au sud de la Tate Modern, Copperfield collabore avec des artistes émergents et établis, en mettant l’accent sur des pratiques conceptuelles, multidisciplinaires et multimédias. Le diversité et la vision de long terme sont des priorités de la galerie. L’année dernière, les artistes de Copperfield ont exposé à la Tate, à la Documenta, à Manifesta, à la Turner Contemporary, à la Whitechapel Gallery, au Zietz MOCA, à l’EMST Athènes, au MaXXi Rome, à la British Art Show 9, ont eu des pavillons à la Biennale de Venise et ont été acquis par Kanal Pompidou, le MoMa, la Tate, l’Arts Council Collection et le Centre Pompidou, Paris.

Information

Copperfield
6 Copperfield St
London, SE1 0EP