Installations, images fixes et en mouvement
20-25 octobre 2026

A.H. Paixão
par Irène Laub Gallery

L’Artiste

Pedro A.H. Paixão (né en 1971 à Lobito, Angola ; vit et travaille à Castellina Marittima, Italie)

In medio vero omnium residet Sol (29 juillet 2016) (2016)
Projection de 20 diapositives sur socle, en boucle, dimensions variables

The Handshake ; Prayer ; The Pure ; Joseph ; La Madre (Vita Rugnetta in memoriam) (2026)
Crayon de couleur vermillon sur papier, 77 x 57 cm chacun

Depuis 2019, Pedro A.H. Paixão développe une série d’œuvres consacrées à l’histoire de sa famille et à la période (néo)coloniale en Afrique centrale. Abordant des histoires complexes de lutte et d’émancipation, les oeuvres se placent dans une atmosphère suspendue évoquant le rêve, la magie animiste et les voyages initiatiques. Est présenté ici un mélange de photographies personnelles, d’archives familiales et de documents historiques, en dialogue avec un ensemble de dessins de couleur vermillon, qui explorent tous la fascination de l’artiste pour la symbolique universelle et spirituelle de l’énergie solaire.

L’élaboration de la série a pris naissance en contemplant le moment précis du lever et coucher de soleil, pendant lequel celui-ci rougeoie et se révèle à l’œil juste avant de devenir paradoxalement trop éblouissant pour être perceptible. Cette question de visibilité et d’intangibilité se manifeste dans l’installation contemplative In medio vero omnium residet Sol, qui se traduit par « Au centre même de toutes choses siège le Soleil ». Il s’agit d’un diaporama photographique conçu comme un rite de passage transformatif, qui retrace un coucher de soleil jusqu’à ce que l’image se dissolve dans un néant aveuglant et que le soleil soit remplacé par l’image de l’intérieur d’un projecteur de diapositives. En créant un espace incantatoire, Pedro A.H. Paixão propose une expérience aussi émotionnelle que visuelle.

Pedro A.H. Paixão est né en Angola, où il a vécu jusqu’au déclenchement de la guerre civile en 1975. Il a étudié les beaux-arts à Ar.Co, à Lisbonne, et à la School of the Art Institute of Chicago. Il est titulaire d’un doctorat en philosophie de la Faculté des lettres de l’Université de Porto. Il a reçu des bourses de la Fondation Luso-Américaine, de la Fondation Calouste Gulbenkian, de la Fondation portugaise pour la science et la technologie, ainsi que de la Fondation Solomon R. Guggenheim à Venise. Paixão a remporté le prix international Navigator Art on Paper en 2018, année où a également eu lieu la première grande rétrospective de son œuvre au CIAJG, à Guimarães. Parmi ses expositions individuelles majeures figurent le Centro Internacional das Artes José de Guimarães, Guimarães (2018) ; le Centro Cultural de Belém, Lisbonne (2003) ; et le Centre d’art moderne José de Azeredo Perdigão, Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne (2000). Son travail a également été présenté dans le cadre d’importantes expositions collectives au MUCEM, Marseille (2021) ; à la Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne (2007) ; et au Centro Cultural de Belém, Lisbonne (2003). Il prépare actuellement deux expositions majeures : une rétrospective au MAAT et une autre au CAM / Fondation Gulbenkian à Lisbonne.

La Galerie

Depuis 2017, la galerie Irène Laub présente plusieurs générations d’artistes belges et internationaux. Ces expositions sont soit des monographies pour offrir une immersion au cœur de leur pratique, soit réunies autour de thématiques liées au paysage, à l’architecture et aux identités intimes ou politiques. Les artistes représentés proposent un large éventail de médiums. La galerie est conçue comme un espace d’expérimentation qui leur permet de tester les limites de leur discipline, en interrogeant la nature physique de l’œuvre et sa relation à l’espace, ou en explorant la pertinence de leurs créations dans la sphère sociale. Notre initiative cherche à promouvoir un dialogue fructueux entre les artistes, les conservateurs et les institutions.

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