L’Artiste
Steven Pippin (né en 1960 à Redhill, Angleterre ; vit et travaille à Londres et Berlin)
New Consternation, 1999 (2007)
End of Photography (2011)
De Vere sequence (2010)
Depuis la fin des années 1980, Steven Pippin explore de façon radicale la reproduction des images. Il s’intéresse tout particulièrement à la photographie, qu’il analyse sous le prisme de son potentiel et de ses limites. Ses appareils photographiques, qu’il découpe ou démonte, restent capables de fonctionner et de produire des images qui ne sont plus des reproductions fidèles de la réalité extérieure, mais des images tautologiques témoignant de leur propre transformation.
Dans la série End of Photography (2011), Steven Pippin présente une série de photographies prises à l’instant précis où une balle, tirée directement sur l’objectif, s’apprête à détruire l’appareil. Cette action provoque non seulement la destruction de l’appareil et son exposition à la lumière, mais aussi une transgression des limites inhérentes au médium photographique lui-même. Grâce à une explosion contrôlée qui devient le sujet du dernier cliché de l’appareil, l’œuvre réunit l’instant réel de la destruction et le temps fictif de la photographie. De Vere sequence (2010) est une série de six photographies, réalisées à l’aide d’un appareil pliant De Vere 4x5 pouces, qui capturent l’instant précis où six balles de 9 mm sont tirées l’une après l’autre à travers le soufflet. Ainsi, les photographies deviennent de plus en plus floues, au point de presque disparaître.
New Consternation, 1999 (2007), est un planétaire, représentant le système solaire, dans lequel la Terre a été remplacée par un téléviseur et la Lune par un homme assis en train de le regarder. En le plaçant dans une position d’observation permanente, l’artiste met en lumière la manière dont notre attention est captée et absorbée par la projection d’images à l’écran, tandis que la vie poursuit son cours et nous échappe.
Steven Pippin suit une formation en ingénierie mécanique avant d’étudier la sculpture au Brighton Polytechnic (1982–1985) puis à la Chelsea School of Art (1987). En 1999, il est nominé pour le Turner Prize. Parmi ses expositions personnelles, citons le Centre Pompidou, Paris (2017) ; Dilston Grove, Londres (2013) ; l’Ujazdowski Castle Centre for Contemporary Art, Varsovie (2013). Parmi ses expositions collectives citons le Walker Art Center, Minneapolis (2021) ; le Fotomuseum Winterthur, Winterthur (2021) ; la Whitechapel Gallery, Londres (2014) ; le New Museum, New York (2013). Ses œuvres font partie des collections de la Tate Gallery, Londres ; du MoMA, New York ; du Guggenheim, New York ; du SFMOMA, San Francisco ; du Walker Art Center, Minneapolis ; et du Hammer Museum, Los Angeles.
La Galerie
Parmi les principales galeries commerciales de Bologne, la Galleria Enrico Astuni défend des artistes historiques de renommée internationale ainsi que des artistes majeurs des nouvelles générations. Son programme réunit des figures historiques telles que Carla Accardi, Suzanne Lacy, David Medalla, Maurizio Mochetti, Maurizio Nannucci et Gianni Piacentino, ainsi que des artistes contemporains reconnus à l’international, parmi lesquels Shaun Gladwell, Christian Jankowski et Øystein Aasan.
La galerie développe une ligne curatoriale fondée sur le dialogue entre des pratiques historiques et celles des jeunes générations. En parallèle de son programme principal, elle poursuit ASTUNIpublicSTUDIO, un programme d’expositions consacré aux artistes de moins de 40 ans et aux nouvelles tendances de l’art contemporain.
Information
Via Iacopo Barozzi, 3/D-E-F – 40126 Bologna